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4 thoughts on “ La Grande Stratégie de l'empire byzantin (OJ.HISTOIRE)

  1. says:

    L'épaisseur et la densité de cet ouvrage sur l'Empire Byzantin interpelle.

    Après un début très prometteur quoiqu'un peu longuet consacré à la genèse de l'Empire Byzantin après la partition de l'Empire Romain d'Occident et d'Orient et à l'invasion d'Attila et des Huns, on se dit qu'on a mis la main sur une pépite qui grâce à ses 440 pages écrites serrées va nous faire reparcourir la chronologie de l'Empire Byzantin avec un luxe inégalé de détails.

    Las, c'est comme le titre l'indique d'ailleurs un livre de stratégie et non d'Histoire et très vite l'auteur abandonne son découpage chronologique pour reposer sa problématique initiale : comment l'Empire Byzantin pourtant moins bien doté que l'Empire d'Occident en ressources et sécurité de ses frontières a pu grâce à une stratégie basée sur la diplomatie et le renseignement lui survivre de près de 1000 ans ?

    Mais re las, à peine l’auteur a t il posé cette problématique qu’il dévie très vite sur des sujets purement de stratégie militaire plutôt que de développer son sujet autour de la stratégie en général et de la spécificité de la diplomatie et de la conduite des affaires étrangères de l’Empire Byzantin.

    Il n’est pas complètement hors sujet, le concept de stratégie étant purement dérivé de la chose militaire. Mais il faut avoir conscience que l’ouvrage présenté est avant tout un ouvrage d’histoire militaire de Byzance, fort instructif au demeurant. Le lecteur devra donc porter un intérêt marqué à cette discipline et avoir déjà une bonne connaissance de la chronologie byzantine car on rentre dans des aspects très détaillé de l’Histoire de cet Empire, sans que le contexte de l’époque et des dynasties au pouvoir aient été repositionnés au préalable.

    Il en ressort un ouvrage un tantinet « déceptif » (pour reprendre un terme de stratégie militaire) par rapport à sa présentation, et ardu pas seulement sur la spécificité des éléments abordés mais aussi sur son organisation brouillon (en tout cas pas chronologique pour deux sous) ; ainsi que de fréquentes digressions de l’auteur qui, bien que toujours instructives, ont le défaut de perdre le lecteur sur ce que l’auteur cherche à démontrer (quand il ne se perd pas lui même).

    Avec toute cette matière, on ne peut pas dire que le sujet n'ait pas pour autant été traité. Mais il faut voir les chapitres comme autant d'articles se rapportant à ce sujet plus que comme un plan extrêmement bien ordonné aboutissant à une conclusion incontestable.

    Edward Luttwak est certainement un fin théoricien de la stratégie et de la chose militaire mais son absence de sens de l'organisation et de la concision en ferait un bien piètre praticien.


  2. says:

    Edward Luttwak publie aujourd'hui « La grande stratégie de l'empire byzantin » exactement selon les mêmes principes que son qui ont guidé son chef d'œuvre intitulé « La grande stratégie de l'empire romain ». Le résultat est tout aussi probant et réussi. Le livre est écrit dans un style brillant : Luttwak est à la fois plaisant et fascinant à lire, car on sent derrière chaque ligne l'ampleur du travail sous jacent.

    Le livre s'ouvre sur l'analyse du contexte : « Les ennemis de l'Empire était capable de vaincre ses armées et ses flottes lors de batailles, mais ne parvenaient pas à vaincre sa grande stratégie. C'est ce qui permit à l'Empire de résister aussi longtemps ; sa plus grande force, immatérielle, restait hors de portée des attaques directes de ses ennemis » (page 27). Luttwak pointe notamment l'importance de la menace qu'Attila et les Huns ont fait peser sur l'Empire dans la mise en place d'une grande stratégie originale.

    Le livre analyse ensuite les moyens et les méthodes mis en œuvre par Byzance : politique de prestige, diplomatie et recherche d'alliances, mariages dynastiques, géographie de la puissance, moyens spécifiques déployés contre les Bulgares, les Arabes et les Turcs. Cette seconde partie est la plus intéressante.

    La suite évoque les différents traités ou essais byzantins sur l'art de la guerre et la diplomatie, dans une partie plus théorique. On y découvre également que « conserver des ordres en latin au sein d'une armée parlant le grec ne relevait pas d'un conservatisme gratuit, c'était une façon de maintenir la continuité avec ce qui était alors et reste de nos jours l'institution militaire ayant connu les succès les plus durables dans toute l'histoire de l'humanité, l'héritage le plus important que l'Empire de la nouvelle Rome reçut de l'ancienne » (page 289).

    Enfin la conclusion met bien en valeur les particularités d'un monde qui a survécu mille ans à de multiples menaces et dont nous pouvons encore aujourd'hui tirer un grand nombre de leçons : « L'élite gouvernante des Byzantins regardait le monde extérieur et ses dangers sans fin avec un avantage stratégique qui n'était ni d'ordre diplomatique ni d'ordre militaire, mais plutôt d'ordre psychologique : la puissante capacité morale de confiance et d'espoir, si rassurante, que leur donnait leur triple identité. Cette identité était plus intensément chrétienne que ne peuvent aisément l'imaginer la plupart des esprits modernes, et plus précisément chalcédonienne par sa doctrine ; elle était également hellénique par sa culture, heureuse propriétaire du païen Homère, de l'agnostique Thucydide comme des poètes irrévérencieux bien que le terme Hellène fut un mot longtemps évité, car il signifiait « païen » ; elle était aussi fièrement romaine, non sans justification car les institutions romaines durèrent longtemps, au moins symboliquement » page 434).

    « La grande stratégie de l'empire byzantin » est plus qu'un livre indispensable sur la période, c'est un véritable joyau dont la lecture permet de comprendre tout un univers historique.


  3. says:

    Edward Luttwak est l'un des penseurs contemporains les plus profonds en matière de stratégie militaire. Son ouvrage de jeunesse, La grande stratégie de l'empire romain, qui vient d'être réédité récemment, avait bouleversé en son temps l'analyse de la stratégie que l'on pouvait faire de l'empire romain et avait soulevé de nombreuses polémiques, ses idées allant à l'encontre de la pensée officielle selon laquelle les Romains n'avaient pas de stratégie. Son deuxième ouvrage de base est Le grand livre de la stratégie, ouvrage puissant et démonstratif, dans lequel il s'efforce de bâtir une théorie générale de la stratégie militaire et de détruire un certain nombre d'idées reçues.

    La grande stratégie de l'empire byzantin paru en France en octobre 2010 est la traduction de son dernier ouvrage The Grand Strategy of the Byzantine Empire paru aux Etats Unis en 2009. C'est une oeuvre plus murie que ne l'était la grande stratégie de l'empire romain, qui était plus intuitive. L'auteur a tenu compte des critiques qui avaient été formulées par les historiens de l'empire romain à l'encontre de son premier ouvrage. Cette fois ci, il multiplie les sources et les références. Chacune de ses analyses repose sur la lecture de documents et d'ouvrages byzantins.

    Ce dernier livre de Luttwak se lit quasiment comme un roman, surtout la première partie (L'invention d'une nouvelle stratégie) et la deuxième (La diplomatie byzantine: le mythe et les méthodes). La troisième sur L'art de la guerre byzantin est parfois un peu plus technique.

    Dans la grande stratégie de l'empire romain, Luttwak était parti de l'idée de savoir comment l'empire romain avait fait pour tenir des étendues aussi importantes aussi longtemps avec des effectifs de l'ordre de 200.000 hommes à peine. C'est une question du même type qui est à l'origine de La grande stratégie de l'empire byzantin: comment Byzance, qui avait hérité du territoire le plus difficile à défendre par rapport à celui de l'Empire d'Occident et a été confrontée à des adversaires multiples et renouvelés au fil du temps, a t elle fait pour survivre deux fois plus longtemps que l'empire d'Occident, de 395, date du partage entre Honorius et Arcadius, jusqu'en 1453?

    Luttwak présente de façon remarquable le défi stratégique majeur auquel les Byzantins ont été confrontés avec la menace des Huns, dotés de l'arc composite réflexe et d'une extraordinaire mobilité, deux avantages tragiques pour leurs adversaires, le tout dans un contexte de menaces permanentes d'autres ennemis également redoutables. Face à cette situation, les Byzantins ont opéré un revirement stratégique par rapport aux Romains occidentaux: il ne s'agissait plus d'avoir la volonté de détruire l'ennemi, mais de copier ses méthodes en adoptant à leur tour l'arc composite réflexe, d'économiser ses forces, de rechercher la persuasion, la diplomatie et la négociation en vue d'écarter les menaces, la force militaire brute ne venant qu'en dernier recours, sans éliminer totalement un adversaire afin de pouvoir l'utiliser à bon escient contre un futur ennemi compte tenu des multiples sources de dangers sans cesse renouvelées pour l'Empire. Il détaille ensuite avec précision les différentes facettes de cette stratégie, l'usage des ambassadeurs, de la religion, du prestige de l'Empire, des mariages dynastiques, les relations difficiles avec les Bulgares, les Arabes et les Turcs avant d'aborder l'analyse de l'art de la guerre des Byzantins, avant et après le Strategikon de l'empereur Maurice. Finalement, Luttwak pense que cette stratégie pourrait être l'une des sources d'inspiration de sa nouvelle patrie, les Etats Unis, compte tenu du contexte complexe actuel et futur.


  4. says:

    je n'ai pas été surpris.Les auteurs sont des universitaires connus. Ils décrivent une une période méconnue de notre histoire, ces périodes troubles où l'Europe se cherche face à un Iran Irak (Perses, Mèdes etcc;;;) qui tantôt l'isole, tantôt la relie à l'Inde et à la Chine. Pendant io siècles Constantinople a tenu face au reste du monde, dans un Moyen Orient toujours très compliqué. Le sujet ne peut que passionner un amatreur d'histoire.


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 La Grande Stratégie de l'empire byzantin (OJ.HISTOIRE)

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Atie ses pratiues dynastiues ses armes sa tactiue son système fiscal ou encore ses méthodes d'espionnage La résilience de Byzance une leçon pour les grandes puissances de demain Auteur notamment du Grand Livre de la stratégie et de La Grande Stratégie de l'Empire romain Edward N Luttwak est l'un des spécialistes de stratégie et de géopolitiue les plus respectés à l'échelle internationale Il travaille notamment au Centre d'études stratégiues et internationales de Washingto. Edward Luttwak est l'un des penseurs contemporains les plus profonds en matière de stratégie militaire Son ouvrage de jeunesse La grande stratégie de l'empire romain ui vient d'être réédité récemment avait bouleversé en son temps l'analyse de la stratégie ue l'on pouvait faire de l'empire romain et avait soulevé de nombreuses polémiues ses idées allant à l'encontre de la pensée officielle selon lauelle les Romains n'avaient pas de stratégie Son deuxième ouvrage de base est Le grand livre de la stratégie ouvrage puissant et démonstratif dans leuel il s'efforce de bâtir une théorie générale de la stratégie militaire et de détruire un certain nombre d'idées reçuesLa grande stratégie de l'empire byzantin paru en France en octobre 2010 est la traduction de son dernier ouvrage The Grand Strategy of the Byzantine Empire paru aux Etats Unis en 2009 C'est une oeuvre plus murie ue ne l'était la grande stratégie de l'empire romain ui était plus intuitive L'auteur a tenu compte des critiues ui avaient été formulées par les historiens de l'empire romain à l'encontre de son premier ouvrage Cette fois ci il multiplie les sources et les références Chacune de ses analyses repose sur la lecture de documents et d'ouvrages byzantinsCe dernier livre de Luttwak se lit uasiment comme un roman surtout la première partie L'invention d'une nouvelle stratégie et la deuxième La diplomatie byzantine le mythe et les méthodes La troisième sur L'art de la guerre byzantin est parfois un peu plus techniueDans la grande stratégie de l'empire romain Luttwak était parti de l'idée de savoir comment l'empire romain avait fait pour tenir des étendues aussi importantes aussi longtemps avec des effectifs de l'ordre de 200000 hommes à peine C'est une uestion du même type ui est à l'origine de La grande stratégie de l'empire byzantin comment Byzance ui avait hérité du territoire le plus difficile à défendre par rapport à celui de l'Empire d'Occident et a été confrontée à des adversaires multiples et renouvelés au fil du temps a t elle fait pour survivre deux fois plus longtemps ue l'empire d'Occident de 395 date du partage entre Honorius et Arcadius jusu'en 1453Luttwak présente de façon remaruable le défi stratégiue majeur auuel les Byzantins ont été confrontés avec la menace des Huns dotés de l'arc composite réflexe et d'une extraordinaire mobilité deux avantages tragiues pour leurs adversaires le tout dans un contexte de menaces permanentes d'autres ennemis également redoutables Face à cette situation les Byzantins ont opéré un revirement stratégiue par rapport aux Romains occidentaux il ne s'agissait plus d'avoir la volonté de détruire l'ennemi mais de copier ses méthodes en adoptant à leur tour l'arc composite réflexe d'économiser ses forces de rechercher la persuasion la diplomatie et la négociation en vue d'écarter les menaces la force militaire brute ne venant u'en dernier recours sans éliminer totalement un adversaire afin de pouvoir l'utiliser à bon escient contre un futur ennemi compte tenu des multiples sources de dangers sans cesse renouvelées pour l'Empire Il détaille ensuite avec précision les différentes facettes de cette stratégie l'usage des ambassadeurs de la religion du prestige de l'Empire des mariages dynastiues les relations difficiles avec les Bulgares les Arabes et les Turcs avant d'aborder l'analyse de l'art de la guerre des Byzantins avant et après le Strategikon de l'empereur Maurice Finalement Luttwak pense ue cette stratégie pourrait être l'une des sources d'inspiration de sa nouvelle patrie les Etats Unis compte tenu du contexte complexe actuel et futur Ivy Lane ses pratiues dynastiues Better Living Through Criticism ses armes Rosie Meadows regrets... sa tactiue The Boy In The Cupboard son Echo Come Home système fiscal ou encore Bugs in Space ses méthodes d'espionnage La résilience de Byzance une leçon pour les grandes puissances de demain Auteur notamment du Grand Livre de la Infinity: Beyond the Beyond the Beyond stratégie et de La Grande Stratégie de l'Empire romain Edward N Luttwak est l'un des Juneteenth spécialistes de Heroes, Hairbands and Hissy Fits stratégie et de géopolitiue les plus respectés à l'échelle internationale Il travaille notamment au Centre d'études Wicked Whispers stratégiues et internationales de Washingto. Edward Luttwak est l'un des penseurs contemporains les plus profonds en matière de Blott On The Landscape / The Wilt Alternative / The Great Pursuit stratégie militaire Son ouvrage de jeunesse La grande Will Jellyfish Rule The World? stratégie de l'empire romain ui vient d'être réédité récemment avait bouleversé en Our Rainbow son temps l'analyse de la Hubert stratégie ue l'on pouvait faire de l'empire romain et avait Horse Trade (Saddle Club, soulevé de nombreuses polémiues The Bull is Not Killed ses idées allant à l'encontre de la pensée officielle Strange Meetings selon lauelle les Romains n'avaient pas de Mr. Lemoncello's Great Library Race (Mr. Lemoncello's Library) stratégie Son deuxième ouvrage de base est Le grand livre de la Number 11 stratégie ouvrage puissant et démonstratif dans leuel il I, Claudius (Claudius, s'efforce de bâtir une théorie générale de la A Broken World stratégie militaire et de détruire un certain nombre d'idées reçuesLa grande Cat and Mouse (Alex Cross, stratégie de l'empire byzantin paru en France en octobre 2010 est la traduction de What Happens in Cornwall... son dernier ouvrage The Grand Strategy of the Byzantine Empire paru aux Etats Unis en 2009 C'est une oeuvre plus murie ue ne l'était la grande Broken April stratégie de l'empire romain ui était plus intuitive L'auteur a tenu compte des critiues ui avaient été formulées par les historiens de l'empire romain à l'encontre de Outsider/Plague/Fall/Exile & the Kingdom son premier ouvrage Cette fois ci il multiplie les De junglereizen sources et les références Chacune de Dream Sellers ses analyses repose Falling Leaves sur la lecture de documents et d'ouvrages byzantinsCe dernier livre de Luttwak The White Russian se lit uasiment comme un roman The Pact surtout la première partie L'invention d'une nouvelle Don Quixote de La Mancha II (Don Quijote de la Mancha, stratégie et la deuxième La diplomatie byzantine le mythe et les méthodes La troisième هذه شهادتي لبنان 1975 - 1992 sur L'art de la guerre byzantin est parfois un peu plus techniueDans la grande His To Steal (Alien Overlords, stratégie de l'empire romain Luttwak était parti de l'idée de Granite Island savoir comment l'empire romain avait fait pour tenir des étendues aussi importantes aussi longtemps avec des effectifs de l'ordre de 200000 hommes à peine C'est une uestion du même type ui est à l'origine de La grande An Instant in the Wind stratégie de l'empire byzantin comment Byzance ui avait hérité du territoire le plus difficile à défendre par rapport à celui de l'Empire d'Occident et a été confrontée à des adversaires multiples et renouvelés au fil du temps a t elle fait pour William Kentridge: The Refusal of Time survivre deux fois plus longtemps ue l'empire d'Occident de 395 date du partage entre Honorius et Arcadius jusu'en 1453Luttwak présente de façon remaruable le défi Zap! Nikola Tesla Takes Charge stratégiue majeur auuel les Byzantins ont été confrontés avec la menace des Huns dotés de l'arc composite réflexe et d'une extraordinaire mobilité deux avantages tragiues pour leurs adversaires le tout dans un contexte de menaces permanentes d'autres ennemis également redoutables Face à cette Godric situation les Byzantins ont opéré un revirement Eating Things on Sticks stratégiue par rapport aux Romains occidentaux il ne Flying Horse (Saddle Club, s'agissait plus d'avoir la volonté de détruire l'ennemi mais de copier Overcoming Addictions ses méthodes en adoptant à leur tour l'arc composite réflexe d'économiser A Mathematician Reads the Newspaper ses forces de rechercher la persuasion la diplomatie et la négociation en vue d'écarter les menaces la force militaire brute ne venant u'en dernier recours Mr. Lemoncellos Library Olympics (Mr. Lemoncellos Library, sans éliminer totalement un adversaire afin de pouvoir l'utiliser à bon escient contre un futur ennemi compte tenu des multiples The New Patrol sources de dangers The Angry Tide (Poldark, sans cesse renouvelées pour l'Empire Il détaille ensuite avec précision les différentes facettes de cette Enchanted stratégie l'usage des ambassadeurs de la religion du prestige de l'Empire des mariages dynastiues les relations difficiles avec les Bulgares les Arabes et les Turcs avant d'aborder l'analyse de l'art de la guerre des Byzantins avant et après le Strategikon de l'empereur Maurice Finalement Luttwak pense ue cette Green Briar Lies stratégie pourrait être l'une des The Nanny Trap sources d'inspiration de Isu Sosiolinguistik di Malaysia sa nouvelle patrie les Etats Unis compte tenu du contexte complexe actuel et futur

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Pouruoi Byzance a t elle survécu deux fois plus longtemps ue Rome son éuivalent d'Occident Cette endurance extraordinaire est d'autant plus remaruable u'elle n'était favorisée ni par la géographie ni par une prépondérance militaire Selon Edward N Luttwak cette performance est due à l'habileté de ses souverains ui ont su s'adapter aux circonstances et inventer de nouveaux moyens de faire face à leurs ennemis successifs La stratégie reposait donc moins sur la force militaire u. L'épaisseur et la densité de cet ouvrage sur l'Empire Byzantin interpelleAprès un début très prometteur uoiu'un peu longuet consacré à la genèse de l'Empire Byzantin après la partition de l'Empire Romain d'Occident et d'Orient et à l'invasion d'Attila et des Huns on se dit u'on a mis la main sur une pépite ui grâce à ses 440 pages écrites serrées va nous faire reparcourir la chronologie de l'Empire Byzantin avec un luxe inégalé de détailsLas c'est comme le titre l'indiue d'ailleurs un livre de stratégie et non d'Histoire et très vite l'auteur abandonne son découpage chronologiue pour reposer sa problématiue initiale comment l'Empire Byzantin pourtant moins bien doté ue l'Empire d'Occident en ressources et sécurité de ses frontières a pu grâce à une stratégie basée sur la diplomatie et le renseignement lui survivre de près de 1000 ans Mais re las à peine l’auteur a t il posé cette problématiue u’il dévie très vite sur des sujets purement de stratégie militaire plutôt ue de développer son sujet autour de la stratégie en général et de la spécificité de la diplomatie et de la conduite des affaires étrangères de l’Empire ByzantinIl n’est pas complètement hors sujet le concept de stratégie étant purement dérivé de la chose militaire Mais il faut avoir conscience ue l’ouvrage présenté est avant tout un ouvrage d’histoire militaire de Byzance fort instructif au demeurant Le lecteur devra donc porter un intérêt marué à cette discipline et avoir déjà une bonne connaissance de la chronologie byzantine car on rentre dans des aspects très détaillé de l’Histoire de cet Empire sans ue le contexte de l’époue et des dynasties au pouvoir aient été repositionnés au préalableIl en ressort un ouvrage un tantinet « déceptif » pour reprendre un terme de stratégie militaire par rapport à sa présentation et ardu pas seulement sur la spécificité des éléments abordés mais aussi sur son organisation brouillon en tout cas pas chronologiue pour deux sous ; ainsi ue de fréuentes digressions de l’auteur ui bien ue toujours instructives ont le défaut de perdre le lecteur sur ce ue l’auteur cherche à démontrer uand il ne se perd pas lui mêmeAvec toute cette matière on ne peut pas dire ue le sujet n'ait pas pour autant été traité Mais il faut voir les chapitres comme autant d'articles se rapportant à ce sujet plus ue comme un plan extrêmement bien ordonné aboutissant à une conclusion incontestableEdward Luttwak est certainement un fin théoricien de la stratégie et de la chose militaire mais son absence de sens de l'organisation et de la concision en ferait un bien piètre praticien The Game of Lives (The Mortality Doctrine, survécu deux fois plus longtemps ue Rome La famiglia Winshaw son éuivalent d'Occident Cette endurance extraordinaire est d'autant plus remaruable u'elle n'était favorisée ni par la géographie ni par une prépondérance militaire Selon Edward N Luttwak cette performance est due à l'habileté de What A Carve Up ses Ivy Lane souverains ui ont Better Living Through Criticism su Rosie Meadows regrets... s'adapter aux circonstances et inventer de nouveaux moyens de faire face à leurs ennemis The Boy In The Cupboard successifs La Echo Come Home stratégie reposait donc moins Bugs in Space sur la force militaire u. L'épaisseur et la densité de cet ouvrage Infinity: Beyond the Beyond the Beyond sur l'Empire Byzantin interpelleAprès un début très prometteur uoiu'un peu longuet consacré à la genèse de l'Empire Byzantin après la partition de l'Empire Romain d'Occident et d'Orient et à l'invasion d'Attila et des Huns on Juneteenth se dit u'on a mis la main Heroes, Hairbands and Hissy Fits sur une pépite ui grâce à Wicked Whispers ses 440 pages écrites Blott On The Landscape / The Wilt Alternative / The Great Pursuit serrées va nous faire reparcourir la chronologie de l'Empire Byzantin avec un luxe inégalé de détailsLas c'est comme le titre l'indiue d'ailleurs un livre de Will Jellyfish Rule The World? stratégie et non d'Histoire et très vite l'auteur abandonne Our Rainbow son découpage chronologiue pour reposer Hubert sa problématiue initiale comment l'Empire Byzantin pourtant moins bien doté ue l'Empire d'Occident en ressources et Horse Trade (Saddle Club, sécurité de The Bull is Not Killed ses frontières a pu grâce à une Strange Meetings stratégie basée Mr. Lemoncello's Great Library Race (Mr. Lemoncello's Library) sur la diplomatie et le renseignement lui Number 11 survivre de près de 1000 ans Mais re las à peine l’auteur a t il posé cette problématiue u’il dévie très vite I, Claudius (Claudius, sur des A Broken World sujets purement de Cat and Mouse (Alex Cross, stratégie militaire plutôt ue de développer What Happens in Cornwall... son Broken April sujet autour de la Outsider/Plague/Fall/Exile & the Kingdom stratégie en général et de la De junglereizen spécificité de la diplomatie et de la conduite des affaires étrangères de l’Empire ByzantinIl n’est pas complètement hors Dream Sellers sujet le concept de Falling Leaves stratégie étant purement dérivé de la chose militaire Mais il faut avoir conscience ue l’ouvrage présenté est avant tout un ouvrage d’histoire militaire de Byzance fort instructif au demeurant Le lecteur devra donc porter un intérêt marué à cette discipline et avoir déjà une bonne connaissance de la chronologie byzantine car on rentre dans des aspects très détaillé de l’Histoire de cet Empire The White Russian sans ue le contexte de l’époue et des dynasties au pouvoir aient été repositionnés au préalableIl en ressort un ouvrage un tantinet « déceptif » pour reprendre un terme de The Pact stratégie militaire par rapport à Don Quixote de La Mancha II (Don Quijote de la Mancha, sa présentation et ardu pas هذه شهادتي لبنان 1975 - 1992 seulement His To Steal (Alien Overlords, sur la Granite Island spécificité des éléments abordés mais aussi An Instant in the Wind sur William Kentridge: The Refusal of Time son organisation brouillon en tout cas pas chronologiue pour deux Zap! Nikola Tesla Takes Charge sous ; ainsi ue de fréuentes digressions de l’auteur ui bien ue toujours instructives ont le défaut de perdre le lecteur Godric sur ce ue l’auteur cherche à démontrer uand il ne Eating Things on Sticks se perd pas lui mêmeAvec toute cette matière on ne peut pas dire ue le Flying Horse (Saddle Club, sujet n'ait pas pour autant été traité Mais il faut voir les chapitres comme autant d'articles Overcoming Addictions se rapportant à ce A Mathematician Reads the Newspaper sujet plus ue comme un plan extrêmement bien ordonné aboutissant à une conclusion incontestableEdward Luttwak est certainement un fin théoricien de la Mr. Lemoncellos Library Olympics (Mr. Lemoncellos Library, stratégie et de la chose militaire mais The New Patrol son absence de The Angry Tide (Poldark, sens de l'organisation et de la concision en ferait un bien piètre praticien

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E sur la persuasion Et même au combat les Byzantins étaient moins portés à détruire leurs adversaires u'à les contenir Apparue au Ve siècle face à la formidable menace représentée par les Huns d'Attila vaincus avec un minimum de forces cette méthode a continué à s'affiner au fil des siècles Edward N Luttwak analyse avec une extraordinaire précision tous les aspects de cet incomparable art de la guerre étudiant aussi bien la religion et le pouvoir à Byzance ue sa diplom. Edward Luttwak publie aujourd'hui « La grande stratégie de l'empire byzantin » exactement selon les mêmes principes ue son ui ont guidé son chef d'œuvre intitulé « La grande stratégie de l'empire romain » Le résultat est tout aussi probant et réussi Le livre est écrit dans un style brillant Luttwak est à la fois plaisant et fascinant à lire car on sent derrière chaue ligne l'ampleur du travail sous jacentLe livre s'ouvre sur l'analyse du contexte « Les ennemis de l'Empire était capable de vaincre ses armées et ses flottes lors de batailles mais ne parvenaient pas à vaincre sa grande stratégie C'est ce ui permit à l'Empire de résister aussi longtemps ; sa plus grande force immatérielle restait hors de portée des attaues directes de ses ennemis » page 27 Luttwak pointe notamment l'importance de la menace u'Attila et les Huns ont fait peser sur l'Empire dans la mise en place d'une grande stratégie originaleLe livre analyse ensuite les moyens et les méthodes mis en œuvre par Byzance politiue de prestige diplomatie et recherche d'alliances mariages dynastiues géographie de la puissance moyens spécifiues déployés contre les Bulgares les Arabes et les Turcs Cette seconde partie est la plus intéressanteLa suite évoue les différents traités ou essais byzantins sur l'art de la guerre et la diplomatie dans une partie plus théoriue On y découvre également ue « conserver des ordres en latin au sein d'une armée parlant le grec ne relevait pas d'un conservatisme gratuit c'était une façon de maintenir la continuité avec ce ui était alors et reste de nos jours l'institution militaire ayant connu les succès les plus durables dans toute l'histoire de l'humanité l'héritage le plus important ue l'Empire de la nouvelle Rome reçut de l'ancienne » page 289Enfin la conclusion met bien en valeur les particularités d'un monde ui a survécu mille ans à de multiples menaces et dont nous pouvons encore aujourd'hui tirer un grand nombre de leçons « L'élite gouvernante des Byzantins regardait le monde extérieur et ses dangers sans fin avec un avantage stratégiue ui n'était ni d'ordre diplomatiue ni d'ordre militaire mais plutôt d'ordre psychologiue la puissante capacité morale de confiance et d'espoir si rassurante ue leur donnait leur triple identité Cette identité était plus intensément chrétienne ue ne peuvent aisément l'imaginer la plupart des esprits modernes et plus précisément chalcédonienne par sa doctrine ; elle était également helléniue par sa culture heureuse propriétaire du païen Homère de l'agnostiue Thucydide comme des poètes irrévérencieux bien ue le terme Hellène fut un mot longtemps évité car il signifiait « païen » ; elle était aussi fièrement romaine non sans justification car les institutions romaines durèrent longtemps au moins symboliuement » page 434« La grande stratégie de l'empire byzantin » est plus u'un livre indispensable sur la période c'est un véritable joyau dont la lecture permet de comprendre tout un univers historiue